Les choses devraient aller toutes seules. L'implication humaine est une erreur grossière. Pourquoi essayer de définir, de poser des normes, des étiquettes, à des instants ? Ai-je besoin de décrire le vent pour ressentir sa caresse qui me délivre d'un soleil de plomb ? Ai-je besoin de définir ce que je ressens maintenant, en plongeant dans tes yeux, alors que cette sensation n'est qu'éphémère ? Alors arrêtez de tout fouttre en l'air, de briser la magie des silences, de gâcher ces magnifiques non-dit, de démystifier ces sous-entendus.
J'ai besoin de vide, d'inconnu, D'une part brumeuse interprétable à l'infini. D'un flou artistique. D'un voile qui magnifie ce qui n'est que banal. Car rien dans ce monde n'a vraiment d'intérêt. Ni personne. Cette fougue dans ses yeux n'était que le reflet d'une lumière, cette caresse qu'un faux mouvement. Tout n'est qu'apparence. La magie n'existe pas, on s'exténue à la créer de toutes pièces. Ne gâchez pas ma magie, elle est fausse, elle est criarde, irréelle. Elle n'existe pas, je le sais, et pourtant je la veux encore.